Porto avec son chien : papiers, laisse, métro

Puce, passeport, vaccin antirabique, collier, laisse, muselière et métro : les règles officielles pour venir à Porto avec son chien.

Par l’équipe Loulou Air · · 9 min de lecture

Dans une ruelle de Lisbonne aux façades d'azulejos, une femme promène son chien d'eau portugais noir en laisse sur la calçada

Emmener son chien à Porto demande peu de papiers : le Portugal est dans l’Union européenne, et les trois pièces habituelles suffisent. Ce qui se prépare, c’est la vie sur place, car la règle de la laisse se joue à deux niveaux, national et municipal, et le métro de Porto est plus strict que celui de Lisbonne. Voici ce que disent les pages officielles, lues le 21 octobre 2026.

Quels documents pour emmener son chien à Porto ?

Une puce électronique, un passeport et un vaccin antirabique valide. La Direção-Geral de Alimentação e Veterinária, l’autorité vétérinaire portugaise, écrit que pour un déplacement sans caractère commercial entre deux pays européens, et pour l’entrée au Portugal depuis un pays européen, s’appliquent le règlement (UE) n° 2016/429 et les règlements délégués (UE) 2026/131 et 2026/133, dans la limite de cinq animaux accompagnés de leurs propriétaires.

La Commission européenne désigne les mêmes textes. Sa direction générale de la santé écrit que les règles applicables aux chiens, chats et furets sont posées par le règlement (UE) 2016/429 sur les maladies animales transmissibles et ses actes délégués, que les déplacements non commerciaux relèvent du règlement délégué (UE) 2026/131, et que ces règles visent la rage et l’échinococcose, l’infestation par le ténia Echinococcus multilocularis.

Les trois conditions, telles que la DGAV les énumère : une puce électronique, un tatouage n’étant accepté que s’il est clairement lisible et réalisé avant juillet 2011 ; un passeport pour animal de compagnie, émis dans le pays européen où son propriétaire réside habituellement, au nom de la personne avec qui le chien voyage ; et une vaccination antirabique valide. L’obtention du passeport est détaillée dans Passeport européen pour chien.

L’ordre des actes compte autant que les actes. La DGAV précise que la vaccination doit avoir été administrée quand l’animal avait au moins 12 semaines, à une date égale ou postérieure à celle de la pose de la puce, et que 21 jours doivent s’être écoulés après l’injection dans le cas d’une première vaccination. Pour un rappel fait dans les délais indiqués par le vétérinaire, cette attente ne s’applique pas.

Un détail si vous confiez le voyage à quelqu’un d’autre : la DGAV considère comme commercial tout déplacement qui s’écarte de plus de cinq jours de celui du propriétaire.

Faut-il prévenir les autorités portugaises avant d’arriver ?

Non, pas pour un vol venu d’un pays de l’Union européenne. La DGAV est explicite : pour les mouvements à l’intérieur de l’Union, il n’est nécessaire d’envoyer aucun avis d’arrivée, le passeport devant rester disponible pour vérification s’il est demandé. Gardez-le sur vous, et non dans la valise.

Les contrôles existent bien. La même page indique qu’au Portugal ils sont assurés par la DGAV et peuvent être effectués par les vétérinaires des points d’entrée de voyageurs, en collaboration avec les douanes, ou sur le lieu de destination par les autorités vétérinaires régionales ; le propriétaire doit alors présenter le passeport et mettre l’animal à disposition. En cas de manquement aux conditions d’entrée, la DGAV énumère trois suites possibles, toutes aux frais du propriétaire : le renvoi vers le pays de provenance, la quarantaine jusqu’au respect des conditions sanitaires prescrites, ou, en dernier recours, l’euthanasie si aucune des deux premières mesures n’est applicable.

Deux points méritent attention. Le traitement contre le ténia Echinococcus multilocularis n’est exigé, selon la même page, que pour les chiens à destination de l’Irlande, de l’Irlande du Nord, de Malte et de la Finlande, et il doit alors être administré plus de 24 heures et moins de 120 heures avant l’arrivée : il ne concerne pas le Portugal, contrairement au Royaume-Uni. Et au-delà de 120 jours de séjour, la DGAV rappelle que les obligations nationales deviennent dues, dont l’inscription à la base de données SIAC.

Collier, laisse ou muselière : que faut-il dans les rues de Porto ?

Un collier identifiant, et la muselière ou la laisse. C’est la Câmara Municipal do Porto qui le dit, dans ses questions fréquentes sur le bien-être animal, et elle commence par le principe : un animal de compagnie qui circule sur la voie publique doit être accompagné de son détenteur.

Vient ensuite l’identification visible. La Ville écrit qu’il est obligatoire de porter un collier ou un harnais sur lequel doivent figurer, sous une forme ou une autre, le nom et l’adresse ou le téléphone du détenteur. Une médaille gravée suffit.

Vient enfin la contention. Le chien doit circuler avec une muselière ou une laisse, et la Ville ajoute une précision qui change tout pour un visiteur : dans certains espaces municipaux, la laisse est obligatoire. La muselière seule ne suffit donc pas partout. Fiez-vous au panneau à l’entrée du parc plutôt qu’à une liste trouvée en ligne.

Pour un chien considéré comme dangereux ou potentiellement dangereux, la Ville est plus exigeante encore : muselière et laisse courte d’un mètre au maximum, fixée au collier ou au harnais. Les deux ensemble, et non l’un ou l’autre.

Quelles races ont des règles particulières au Portugal ?

Sept races et leurs croisements, sans que leur entrée soit fermée pour autant. La DGAV écrit que l’entrée au Portugal depuis un autre État membre est permise, pour un déplacement sans caractère commercial, aux chiens des races considérées comme potentiellement dangereuses suivantes et à leurs croisements : cão de fila brasileiro, dogue argentin, pit bull terrier, rottweiler, staffordshire terrier américain, staffordshire bull terrier et tosa inu.

La durée du séjour fait toute la différence. Pour un séjour inférieur à quatre mois, la DGAV n’exige qu’une chose : que l’animal porte, dans les lieux publics, une muselière et une laisse courte d’un mètre au maximum, ce que redit la Ville de Porto pour la voie publique.

Pour un séjour égal ou supérieur à quatre mois, le régime change du tout au tout. Outre l’inscription au SIAC, il faut obtenir une licence de détention de chien potentiellement dangereux auprès de la junta de freguesia du lieu de résidence. La DGAV énumère les pièces : déclaration de stérilisation pour les animaux non inscrits dans un livre des origines officiellement reconnu, certificat de casier judiciaire du détenteur, assurance de responsabilité civile, et preuve que le détenteur a été reçu à une formation pour détenteurs de chiens dangereux et potentiellement dangereux.

La Ville de Porto ajoute une précision sur ces licences. Elle explique que la portaria n° 421/2004, qui réglementait l’enregistrement et le licenciement des chiens et des chats, a été abrogée par le décret-loi n° 82/2019, mais que la licence annuelle auprès de la junta de freguesia reste obligatoire pour les chiens de race potentiellement dangereuse et les animaux dangereux. Elle rappelle aussi que l’identification est obligatoire pour les chiens, les chats et les furets, le marquage et l’enregistrement au SIAC devant être réalisés dans les 120 jours suivant la naissance.

Peut-on prendre le métro de Porto avec son chien ?

Seulement s’il est petit et dans une caisse de transport. C’est la différence la plus nette avec Lisbonne, dont le métro autorise le transport d’un chien muselé et tenu par une laisse courte, sans caisse, à trois conditions : qu’il ne soit pas d’une race considérée comme dangereuse ou potentiellement dangereuse, qu’il soit accompagné de son maître ou de la personne qui s’en occupe, et qu’il ait son carnet de vaccination à jour et sa licence municipale. Le détail est dans Lisbonne avec son chien.

Le Metro do Porto autorise le transport d’objets et d’animaux à bord, mais sous une condition qu’il énonce en une phrase : sont admis à bord de ses véhicules, outre les chiens guides, les animaux domestiques de petite taille, à condition qu’ils voyagent dans une caisse de transport. Un labrador ne prend donc pas le métro de Porto.

Pour les bus et les tramways de la STCP, la règle publiée que nous avons pu lire concerne les chiens d’assistance. Sa page d’accessibilité indique que les personnes handicapées ont le droit d’être accompagnées d’un chien d’assistance, au titre du décret-loi n° 74/2007 du 27 mars, sans aucun coût supplémentaire. Ces chiens sont dispensés de la muselière fonctionnelle et du contenant, peuvent être identifiés par une carte ou un signe distinctif délivré par un établissement de dressage, et leur détenteur doit porter une assurance de responsabilité civile pour les dommages causés aux tiers ; ce droit ne peut pas s’exercer tant que l’animal présente des signes manifestes de maladie, d’agressivité ou de manque d’hygiène. Pour un chien de compagnie ordinaire, demandez la règle au transporteur avant de monter.

Qui fixe les règles du vol lui-même ?

Votre compagnie, et personne d’autre. La DGAV est claire sur le partage des rôles : les informations sur le transport de l’animal, les compagnies, l’arrivée à l’aéroport ou au port, les caisses de transport et l’endroit où l’animal voyage doivent être obtenues auprès du transporteur choisi. L’autorité vétérinaire fixe les documents, pas la place du chien dans l’avion. C’est là que les écarts se creusent : poids maximal en cabine, taille du sac, obligation de soute, détaillés dans Chien en cabine et Chien en soute. Les formalités par destination sont sur nos pages formalités, et les autres guides européens dans notre blog, dont Madrid avec son chien.

Faut-il forcément mettre son chien en soute pour voyager ?

Non, pas sur nos vols : le chien reste en cabine avec son maître, jamais en soute, et il passe le vol à vos pieds. Loulou Air, marque d’AEROAFFAIRES, courtier en aviation privée depuis 1991, vend le jet privé en Pay-per-Seat : vous payez votre siège, pas l’avion, et chaque billet comprend une place pour un humain et son chien. La limite de poids imposée par les compagnies régulières ne s’applique pas, puisque le chien ne voyage pas en soute : la capacité dépend de l’appareil et du nombre d’animaux à bord, et un courtier valide chaque chien au cas par cas. L’embarquement se fait par un terminal d’aviation privée, sans file d’attente et sans séparation. Les formalités décrites ici restent dues sur tous les vols, privés compris, et nos courtiers vérifient le dossier de chaque chien avant le départ.

Nos lignes desservent aujourd’hui New York, Dubaï et Los Angeles : voir les vols ouverts. Nous ouvrons de nouveaux vols chaque mois, alors dites-nous où vous voulez aller en allant parler à un courtier ; pour un avion entier, notre société sœur AEROAFFAIRES propose l’affrètement.

Questions fréquentes

Le passeport européen suffit-il pour emmener son chien à Porto ?

Oui, avec la puce et le vaccin. La DGAV demande une puce électronique, un passeport émis dans le pays européen de résidence habituelle du propriétaire, et une vaccination antirabique valide. Vérifiez que la puce a bien été posée avant la vaccination : dans l’autre ordre, le vaccin n’est pas valable pour le voyage.

Mon chien doit-il porter une muselière dans les rues de Porto ?

Pas nécessairement, mais la laisse ne se discute pas partout. La Ville de Porto demande une muselière ou une laisse sur la voie publique, en précisant que la laisse est obligatoire dans certains espaces municipaux. Pour un chien dangereux ou potentiellement dangereux, elle exige les deux : muselière et laisse courte d’un mètre au maximum, fixée au collier ou au harnais.

Mon grand chien peut-il prendre le métro de Porto ?

Non. Le Metro do Porto n’admet à bord, en dehors des chiens guides, que les animaux domestiques de petite taille voyageant dans une caisse de transport. Un grand chien ne remplit ni la condition de taille ni celle du contenant : prévoyez un autre moyen de vous déplacer dans la ville.

Sources

Les règles changent : vérifiez-les avant chaque départ auprès de ces sources.